Rien ne va plus sur le Web! Depuis quelques jours, une légère brise souffle contre le géant des réseaux sociaux, Facebook. Principal reproche, sa politique de confidentialité et le manque de protection des données personnelles.  Parallèlement, on entend parler de projet de réseau social ouvert et décentralisé, Diaspora. Alors, révolution en marche ou simple pétard mouillé?

Facebook est sous le feu des projecteurs. Je vais passer rapidement sur les médias traditionnels, où l’utilisation du terme raccourci « apéro Facebook » contribue, à tort, à un amalgame entre les organisateurs de l’évènement, leurs participants, et ce qui en est le vecteur de diffusion… Je veux plutôt parler ici d’un mouvement apparu sur le web récemment, et s’interrogeant sur l’évolution de la politique de confidentialité de Facebook depuis sa création. Il paraîtrait que le nombre de désinscription n’a jamais été aussi haut depuis la création du réseau social. Parmi les faits marquants de ce mouvement, on peut citer:

  • Une vidéo ouverte de Jason Calaganis (figure de la Silicon Valley), au président de Facebook, Mark Zuckerberg
  • La récente présentation d’Open-Graph, laissant entrevoir l’avenir du réseau social
  • Un article du New York Times, représentant l’arborescence pour le moins complexe des paramètres de sécurité actuels d’un profil Facebook (50 paramètres de confidentialité, 170 options)
  • Les critiques de certaines autorités européennes et américaines adressées à Facebook face au brusque changement de direction du réseau social
  • Un nouveau mouvement, the QuitFacebookDay, invitant les utilisateurs mécontents de Facebook à supprimer leurs profils le 31 mai (avec plus de 3 500 promesses au moment où j’écris cet article, à mettre cependant en regard des 400 millions d’utilisateurs du réseau social)

Parallèlement à ce mouvement, l’idée d’un réseau social ouvert (open source) et décentralisé gagne en importance: il s’agit du projet Diaspora, mené par 4 étudiants de l’institut de mathématiques de l’université de New-York. Ce groupe d’étudiants a appelé à une aide au financement sur le site Kickstarter, pour un objectif fixé : réunir 10 000 dollars au 1er juin afin de se lancer dans ce projet. A la date de rédaction de ce billet, soit 2 semaines avant la date échéance, les dons s’élèvent déjà à 175 000 dollars!

Il semblerait donc que les 2 modèles économiques vont s’affronter une nouvelle fois, dans cette arène qui vient tout juste d’ouvrir ses portes, celle des réseaux sociaux… L’idée peut être intéressante, mais de là à penser que Diaspora arrivera un jour à la hauteur de Facebook, je n’y crois pas encore. D’abord parce que les enjeux économiques liés à Open-Graph sont bien trop intéressants pour tous les acteurs (Facebook évidemment, mais également toutes les entreprises, sites web, medias, etc. etc.). Ensuite,  parce que conquérir le web alors que celui-ci est déjà conquis par Facebook ne sera pas une mince affaire. D’autant plus que la décentralisation rendra nécessairement l’inscription plus compliquée, puisqu’il devrait être demandé à l’utilisateur d’installer son propre serveur personnel. Et enfin, parce que la vidéo sur la page d’appel aux dons du projet Diaspora ne m’a pas emballé!  Mais saluons tout de même cette nouvelle initiative Open Source! A surveiller de près…

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3 Réponses

  1. Ymeric

    Je ne crois vraiment pas en ce genre de projet. Pour la simple et bonne raison que les utilisateurs de Facebook sont à mon sens informés de l’utilisation de leurs données, ils font simplement avec, continues d’utiliser le service …
    Ymeric

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  2. lineahnn

    Au-delà de tout problème lié à la décentralisation ou à l’implantation bien marquée de FB, l’attrait que Diaspora peut engendrer me paraît bien limité, à commencer par le choix-même du nom de ce futur réseau, peu attractif. A suivre donc?

    Répondre

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