Digital Fortress – Dan Brown

Publié le 26. juil, 2006 par dans Loisirs

digitalfortress Digital Fortress   Dan Brown

Je viens de le finir: Digital Fortress, en VO… Le premier livre écrit par Dan Brown, qui m’a aussi permis de découvrir cet auteur de génie – j’ai survécu à la vague médiatique de Da Vinci, mais je dois avouer que tout juste la dernière page lue, j’ai enchaîné avec les premiers chapitres de The Da Vinci Code! Digital Fortress vous entraîne dans les méandres des services secrets, mais bien loin de la face présentée habituellement. Choix pertinent de la part de Dan Brown de nous emmener vers l’un des aspects de la Sécurité Nationale bien méconnu du grand public: la cryptographie. Elle constitue un enjeu de taille puisque rien ne sert de pouvoir intercepter toute communication électronique s’il est impossible de la décrypter… Dan Brown touche là un point sensible puisque certains scientifiques supposent que la NSA dispose de quelques années d’avance face au monde dans ce domaine, comme n’hésite pas à souligner les scientifiques de ce domaine dans certains articles comme celui-ci (Bruce Schneier, Chief Technical Officer of Counterpane Internet Security):

Il a fallu 20 ans à la communauté scientifique pour comprendre que les « adaptations » de la NSA avaient réellement amélioré la sécurité du DES. Cela signifie que dans les années 70, la National Security Agency avait 20 ans d’avancesur les spécialistes de la discipline. Aujourd’hui, la NSA a toujours de l’avance, mais nous comblons rapidement notre retard. En 1999, les chercheurs universitaires ont découvert une faiblesse dans le SHA, un autre algorithme de la NSA. L’agence a alors prétendu ne l’avoir découverte que quatre ans plus tôt. Or, la semaine dernière, une analyse a été publiée concernant son successeur SHA-1, faisant état de diverses faiblesses dont la NSA n’avait, selon nous, pas du tout connaissance.

 

AVERTISSEMENT: ce qui suit dévoile des éléments du synopsis

Passons maintenant la limite de la science-fiction! La NSA aurait mis au point un ordinateur constitué de plus de 3 millions de processeurs travaillant en parallèle, disposant d’un système de refroidissement au fréon, le tout pour un montant total de plusieurs millars de dollars. Ce super-ordinateur, TRANSLTR, serait ainsi capable de casser n’importe quel code en moins d’une heure. A la tête du département crypto de la NSA, le commandant Strathmore secondé par la brillante mathématicienne Susan Fletcher. L’intrigue commence très vite: Ensei Tankado, un ancien scientifique du département crypto de la NSA ayant démissionné pour cause de désaccord avec la politique de l’Agence, annonce à la communauté mondiale qu’il vient de créer un code incassable, Digital Fortress. La preuve? Il laisse en libre téléchargement le code de son algorithme de cryptage, encodé par le-dit algorithme. Après 16 heures de travail, TRANSLTR n’a donné aucun résultat… Tous les leaders mondiaux de sécurité informatique de cryptographie sont sur le pied de guerre, et Tankado offrira le code à celui qui montera les enchères au plus haut – les bénéfices de la commercialisation d’un code incassable étant infinis…! Il faut agir vite pour la NSA…

Critique

Excellent! Dan Brown excèle par la connaissance de la culture européenne (Espagne), mais sait aussi nous faire voyager à travers les Etats-Unis et le Japon. Si l’existence d’un tel ordinateur reste purement irréaliste – la majorité des cryptographes s’accorderont à le dire -, Dan Brown y rajoute avec virtuosité quelques touches de réel pour notre plus grand bonheur! Le rythme soutenu diminue cependant vers les 2/3 du livre, mais la fin n’en est que meilleure!

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Trackbacks/Pingbacks

  1. Digital Fortress: comment casser le code de l’épilogue | airdecker.net - 25 juillet 2010

    [...] nous avoir plongé dans le milieu de la cryptographie dans son roman Digital Fortress (voir billet précédent), Dan Brown ne pouvait s’empêcher d’inscrire un code sur la page suivant [...]

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